Tenor en Afrique

Une astuce utile

 

Pour ouvrir une photo,  des textes: cliquez dessus, puis clic sur la petite flèche à droite.

Pour mettre en mode plein écran:  appuyez sur la touche 11 du clavier.

 

Citations

Que perd-t-on en traversant une frontière? chaque instant est divisé en deux. D'un côté la mélancolie de ce que l'on laisse et de l'autre l'excitation de la découverte.

                                                                    Che Guevara  

Le voyage est une sorte de porte par où l'on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.

  Guy de Maupassant

En quelque pays que tu entres! Conforme-toi à ses mœurs .

 

Proverbe Africain

Que ceux qui ont faim aient du pain! Que ceux qui ont du pain aient faim de justice et d’amour.

 

Abbé Pierre

Soyez réalistes: Demandez l'impossible.

Che Guevara

Le trajet du Mali

Panneaux dans les villages pour informer la population sur le dépistage du sida.

 

Mercredi 2/12/09

 

Frontière du Mali:

 

Lever 5h30, départ 7h15 vers Aïoun el Atrouz, puis la frontière  du Mali. La journée débute par un arrêt police au bout de 15mn de route, le policier demande, médicament pour les dents, nous lui donnons une boite de paracétamol. La route entre Kifa et Aïoun est épouvantable, il faut en permanence slalomer pour éviter les trous et les animaux. Pour signaler un véhicule en panne, le triangle est remplacé par des branches de pommiers de Sodome (calotropis procera). Dans cette région de la Mauritanie, beaucoup d’élevage, seul revenu des nomades et semi-nomades. 10h45 sortie de Mauritanie, 10 minutes  plus loin, frontière du Mali,  J-P fait du change pour prendre les visas, il faut remplir les fiches de police et douane. Les enfants  profitent que Geneviève est dans la voiture pour demander des bombons. Comme ils sont gentils, polis et peu  nombreux Geneviève fait la distribution. A l’arrivée des véhicules, les enfants se précipitent avec une écuelle à la main pour que les automobilistes leurs donnent de l’argent, ce qui n’est pas fréquent. A 11h30 nous sommes au Mali, arrêt péage : 500cfa «0,90€» pour une route à double sens. Arrêt à la douane pour le contrôle du véhicule, le douanier demande à voir le numéro de châssis. Il est 11h15 , nous sommes enfin en règle… Direction Bamako, nous venons encore de payer 500cfa toujours pour une route à double sens, rien à dire, elle est correcte.  Pour la pause déjeuner nous nous arrêtons à coté d’un magnifique baobab, à peine sommes nous installés que voilà des enfants qui arrivent, puis des femmes qui rentrent des champs; tous s’agglutinent autour de nous, Geneviève offre des clémentines aux enfants qui partent ravis. Quant aux  femmes, elles ont aimé le moment de la pause photos.

 

Commentaires de Ténor

Pendant le déjeuner je n’ai pas apprécié tout ce monde autour de mes maîtres. Je me suis mis sous la table pour les surveiller, quand tout à coup j’ai bondi sur un garçon qui s’est approché trop près, il est tombé et en a perdu son sac. Mon maître m’a vite rattrapé et je me suis fait disputer…

Je n’ai pas compris pourquoi ? Moi j’ai fait mon boulot: protéger mes maîtres… pour me venger, je suis allé nettoyer la casserole du tagine.

 

Fleur  du pommier de Sodome

Pour le texte: clic sur l'image 

Jeudi 3/12/09

 

Diéma: 

 

Départ 7h30: notre premier bivouac sur le sol Malien s’est bien passé, nous étions en pleine campagne, derrière des rochers avec les oiseaux pour compagnons. Cette partie du Mali est très boisée (en particulier manguiers et baobabs), beaucoup d’élevage de vaches à bosse avec de grandes cornes. Nous sommes dans la région de Kolakani, on y pratique aussi la culture de la pastèque, un peu de coton et du mil. Nous décidons d’aller découvrir un de ses  villages qui bordent la route, dans celui -ci on parle bambara ; nous sommes accueillis par les femmes qui sont au puits et une ribambelle de gamins, nous y faisons provision d’eau. Rencontre avec le chef du village qui parle le Français, il a 90 ans, c’est un personnage agréable et souriant. Nous offrons une boîte d’allumettes à chacune des femmes pour les remercier de nous avoir permis de remplir notre jerricane d’eau. Un homme du village nous offre une pastèque, nous voulons lui payer, ce qu’il refuse, pour le remercier nous en achetons une… nous allons faire une cure de pastèque…

 

 

Commentaires de Ténor 

La balade dans ce village m’a bien plu, pour une fois les enfants étaient sympas ils ne m’ont pas ennuyé.

 

Vendredi 4/12/09

 

Ségou:

 

Ce matin, après la mise à jour du blog, nous sommes allés faire un tour au port de Ségou, ambiance colorée. C'est le fleuve qui fait la richesse de la deuxième ville du pays. Bâtie le long du fleuve Niger, elle abrite des dizaines de milliers d'agriculteurs Bambara et de pêcheurs Somono et Bozo. Nous assistons au débarquement d’un troupeau de chèvres qui arrive en pirogue, on voit qu’elles ont l’habitude de ce genre de transport, elles sont disciplinées. Nous avons remarqué que les policiers «qui paraît-il rackettaient souvent les touristes!!» ont du se faire remonter les bretelles, car lorsqu’on leur demande un renseignement, ça les met de mauvaise humeur et ils ne nous répondent pas gentiment. Pourtant nous constatons que les Maliens sont plutôt sympathiques et très polis. L’hôtel de cette nuit n’était pas pour les chochottes… très moyen, mais dans un cadre agréable avec son grand jardin planté de plusieurs essences d’arbres à fleurs. Après que JP ait donné un grand coup de freinage, une des pastèques que nous avions achetées le matin a atterri sur Geneviève et le levier de vitesse, bloquant le différentiel, impossible alors de repartir… mais JP a fini par trouver la panne et nous avons pu reprendre la route «quant à la pastèque… nous l’avons offerte à une vendeuse de gâteaux sur le bord de la route. » Pas toujours facile pour Geneviève «qui n’est pas une pro» de mettre le blog à jour. Les cybers ne sont pas tous équipés de la même manière, alors à chaque fois il faut chercher, mais avec un peu de patience on fini par y arriver. Merci à tous pour vos commentaires ça nous a fait très plaisir.

Un petit arrêt à la ville de San qui est construite en banco gris et sa jolie mosquée  qui est ré-enduite chaque année.  Son marché est un des plus authentique du Mali et trés peu touristique. Dans cette région ont trouve beaucoup de karités et de manguiers, dommage que les mangues ne soient pas mures car nous aurions bien aimé en manger quelques unes.

 

Commentaires de Ténor

Ce matin ils m’ont fichu la trouille avec leur problème de pastèque… la pause déjeuner m’a permis de me remettre de mes émotions et je me suis bien reposé à l’ombre d’un manguier.

 

 

 

 

 

Samedi 5 / 12 / 09

 

Djenné:

   

Départ du campement à 8h en direction de Djenné. Nous apprécions beaucoup ces nuits avec les animaux. Le matin nous sommes réveillés par le chant des oiseaux, il y en a de toutes les couleurs, les seuls que nous connaissons ce sont des perroquets verts. Notre copain Jean-Pierre qui est passionné d’oiseaux serait sûrement très intéressé de les découvrir dans la nature. Pour accéder à la ville de Djenné il faut payer 1000 CFA par personne ( 1,50€ ) puis passage du bac 3000 CFA. A la sortie du bac, nous trouvons un guide officiel, son tarif nous convient: 10.000 CFA par personne pour la journée. Cette ville valait vraiment le détour, avec son architecture surprenante et assez bien entretenue. Djenné est sûrement la plus belle ville du Mali, entourée par les eaux du Bani, affluent du Niger, cette ville médiévale intégralement construite en banco et qui a la même couleur que son sol semble sortie de la terre. Le banco: terre et paille hachée additionnées d’un peu de beurre de karité pour renforcer l’étanchéité. Une particularité de Djenné: les latrines se trouvent à l’étage. Visite également du village Peul de Senossa où notre guide nous a permis de rencontrer des femmes Peuls. Geneviève a fait beaucoup de photos. Visite d’une Medersa ( école coranique ) il y en a 42 à Djenné et un endroit très émouvant: le tombeau de la jeune Tapama qui fut enterrée vivante, en sacrifice,  pour la prospérité de la ville lors de sa fondation. Passage par l’association des femmes seules avec des enfants où elles fabriquent des Bogolans ( genre de batiks). Lorsque nous reprenons le bac, les petites vendeuses de colifichets disent à JP: « BON PAPA IL EST ZANTI COMME UN POULET!!! ».

Bivouac dans un camp de jeunesse.

 

Commentaires de ténor

Aujourd’hui j’ai eu une journée épuisante…. J’ai parcouru cette ville de long en large, j’ai eu chaud et tous ces gamins m’ont un peu saoulé!! A un moment je ne pouvais plus marcher, mes maîtres se sont inquiétés, ils ont regardé mes pattes: elles étaient colmatées par du chewing-gum, il a encore fallu couper des poils

 

 

 

Lasséni Kayantao est un guide touristique officiel au Mali et à Djenné. Avec lui nous avons parcouru les rues de cette magnifique petite ville et fait de belles rencontres avec les habitants, les vendeurs en tout genre, les artisans couturiers et brodeurs, mais surtout le village Peul de Senossa et ses femmes aux habits multicolores et leurs magnifiques bijoux en or.

 

Dimanche 6/12/09

 

Mopti:

 

Ce camp de jeunesse où nous avons passé la nuit n’était pas fait pour le tourisme. Les gardiens sont des gens discrets, personne n’est venu nous importuner. Nous avons beaucoup apprécié cet endroit. Nous avons appris que c’est aussi un centre pour les manifestations locales. En remerciement nous avons donné des vêtement pour les enfants du gardien. Nous arrivons au poste de douane: arrêt… attente 5 mn …. Ils ouvrent la barrière aux véhicules qui arrivent en sens inverse… Geneviève descend et va aux renseignements: « bonjour! Bon appétit ! Pourquoi tu laisses passer les autres et pas nous?» Réponse: « je ne t’avais pas vue excuses moi… ». Nous sommes à 10 m de lui et il fait ouvrir la barrière. Comique!!!!!

A San et à Mopti certains quartiers n’ont pas d’électricité et le tout à l’égout est défectueux, par contre les terrains de foot sont super éclairés et imposants. Au mois de décembre Mopti est encore entouré d’eau, on cultive le riz et on y pratique l’élevage. La principale activité de Mopti est la pêche et le transport fluvial en tout genre vers Bamako, Tombouctou, Gao et le Niger. Le tourisme y est très important car Mopti est le passage pour Bandiagara et le Pays Dogon. Aujourd’hui nous avons passé une partie de l’après midi  en pirogue sur le Bani et le Niger pour découvrir des villages Bozo et Songhaï. Après quelques emplettes « souvenirs » nous sommes revenus au campement de la veille pour son calme et sa tranquillité.

Pour information : Il est possible de faire des retraits avec la carte Visa au distributeur automatique, nous en avons trouvé 2.

 

 

Commentaires de Ténor  

Ce matin des intrus sont venus rôder autour de mon domaine…Ca ne m’a pas plu!! J’ai bondi pour les chasser … ma maîtresse m’a vite stoppé, elle m’a expliqué que c’était des poulets. Moi je n’ai jamais vu ce genre de bestiole!! Connais pas!! Cet après midi ils ont eu l’idée de m’emmener faire une balade sur une pirogue ; ça pouvait aller car j’étais bien installé sur un tapis et à l’ombre; mais ce que je n’ai pas apprécié c’est la visite d’un village où les enfants criaient fort , me tiraient la queue et me donnaient des coups de pied (mon maître leur a rendu) vivement que ça s’arrête…

 

Lundi 7/12/09

 

Bandiagara:

 

Départ du camp à 8h30: faisons route vers Bandiagara. Arrivés à midi, nous nous mettons en quête de trouver le guide Dogon que Geneviève avait trouvé sur internet. Avec sa photo et son nom cela nous a été facile, tout le monde le connaît. Nous prenons  contact avec lui, puis direction Sanga pour le rencontrer (2h de piste cassante et éprouvante ) le contact passe bien, Geneviève lui donne une photo trouvée sur le blog d’un touriste où ils sont tous les deux, c’est un éclat de joie…Il connaît bien cette personne qui est passée plusieurs fois dans son campement. Après avoir partagé une bonne bière et un repas, nous discutons du programme pour les deux jours à venir. Nous partons tous les trois dans le 4x4, pas trop facile vu l’aménagement, mais on s’adapte. Direction les villages de Banani, Tireli et Amani où nous avons pu découvrir les caïmans sacrés. En fin de soirée nous faisons une pause au village de Tireli où se déroule le marché du soir: ambiance très colorée et nous y dégustons dans la plus pure tradition Dogon du DOLO « bière locale à base de mil fermenté »dans une calebasse qui passe de bouche en bouche. Après installation au campement, nous proposons à notre guide de lui offrir un « gas-oil » à l’apéro (Ricard + coca). Il a beaucoup aimé…

 

Commentaires de Ténor

J’ai bien apprécié cette journée à la découverte de tous ces villages, où j’étais libre de mener ma vie comme je le voulais. Les enfants étaient curieux de me voir et en plus, sympathiques… 

 

Kéné Dolo est un excellent guide Dogon, qui connaît parfaitement bien son métier, il est très connu et respecté par les habitants des villages. Nous avons beaucoup apprécié les trois jours que nous avons passés en sa compagnie.

C'est quelqu’un de très agréable, qui nous a appris beaucoup de choses sur le peuple Dogon.

Pour le contacter: Kéné Dolo guide Dogon à SANGHA

Téléphone:                              00223.75.09.11.91                              

Email: kenedolo@yahoo.fr 

Mardi 8/12/09

  

Iréli:

 

Départ 8h pour visiter le beau village d’Iréli. Deux bonnes heures de visite à travers des petites ruelles où on découvre des greniers à mil et des Togunas aux pieds en pierre « cases à palabre », rencontre avec les habitants du village, puis direction Koundou au campement « Amitié Dogon ». Après déjeuner et une sieste, à 16h30, notre guide nous emmène visiter le vieux village de Koundou qui est partiellement abandonné, mais les lieux sacrés sont parfaitement protégés. Retour au campement où nous rencontrons un groupe de Français bien sympathiques, ainsi qu’un couple de Toulouse avec qui nous avons pas mal discuté. Avant le dîner, Kéné nous a dit:  « les amis, il ne faut pas oublier le gas-oil »!!! Il a fallu le faire découvrir à son cousin… Kéné a fait des études en France au lycée agricole d’Aurillac. En 2001 il est venu en France avec un groupe Dogon, invité par une Bordelaise qui s’occupe d’une ONG à Bamako. Lors de ce séjour, il nous apprend qu’il a passé une nuit à Lugaignac, petit  village à coté de Branne (Gironde ) village d’où J-P est originaire.

 

 

Commentaires de Ténor

C’est ma deuxième journée de semi-liberté…pour la terminer, ils m’ont fait escalader des rochers pour monter au vieux village, je suis revenu complètement crevé!!

 

Mercredi 9/12/09

 

Douentza:

 

Nous sommes partis du campement «Amitié Dogon» à 8h10 ; cet endroit est agréable et ombragé, les chambres avec douche et toilettes sont correctes, prix : 15.OOO CFA pour deux. Nous partons par une piste sablonneuse en direction de Douentza, un arrêt dans le village de Madougou, à peine avons-nous le temps d’ouvrir la porte, qu’un jeune garçon vient se proposer pour nous servir de guide. Très joli village qui possède de  belles Togunas aux pieds en bois sculté. Les gens y fabriquent des briques à base de terre et de paille de céréales. La piste traverse un endroit où les arbres ne sont plus que des squelettes dans la savane. A Madougou, nous n’avons pas payé pour les photos, seulement deux noix de kola pour les anciens qui en sont  friands et une pièce pour le futur guide. Sur cette piste en pleine savane, loin de tout, nous croisons un 4x4 immatriculé 49, nous lui demandons la route pour Douentza: c’est un Français qui transporte des touristes… nous lui disons que nous sommes de la Rochelle et là, surprise… voilà qu’un de ses clients habite le village d’Esnandes à 5km de chez nous !! Nous nous sommes promis de nous revoir lors de notre retour en France. Nous faisons un détour par le village Dogon de Fombori pour découvrir son musée. Arrivés à Douenza à 15h30, nous nous installons au campement « chez Jérôme » (un Français) ;  le tarif est correct : 5.000 CFA pour un emplacement camping pour la voiture et 2 personnes, avec WC et douches à la belle étoile. L’endroit est bien ombragé, propre et l’accueil sympa.

PS: Grand merci à Gilbert pour l’aménagement du 4x4, tout est parfait, nous apprécions beaucoup!!

 

Commentaires de Ténor

Ce soir je suis complètement cassé… cette piste m’a paru interminable, j’ai été brassé dans touts les sens; à un moment ma maîtresse m’a pris sur ses genoux pour que je ne me casse pas les pattes, en plus chaque fois que je descendais, j’avais tellement de grattas dans les pattes qu’on aurait dit que j’avais des bottes…alors comme tous les soirs je vais avoir droit à ma séance de brossage. Je commence à en avoir marre…vivement que je rentre dans mon Riad!!

 

       

                                             Campement touristique

                                                   " Chez Jérôme"

                                                     BP: Douentza

Téléphone: 245. 20. 52

Raids expéditions

Jeudi 10/12/09

 

Douentza - Hombori:

 

Après une bonne nuit passée au campement « chez Jérôme », nous partons faire le plein de gasoil et comme à chaque fois, une ribambelle de gamins s’agglutine autour du 4x4 pour voir le petit Ténor. Il est 8h30, nous partons en direction de Hombori. La route n’est pas très bonne, parfois complètement défoncée, il faut rouler sur le bas côté pour ne pas prendre le risque de casser le matériel. Par contre le paysage est magnifique, avec la chaîne de montagne des monts Hombori. Pour le déjeuner nous faisons halte au pied de la montagne la Main de Fatma, l’endroit est superbe. Nous sommes à peine installés qu’un berger vient s’asseoir à coté de nous, il est sympathique et parle quelques mots de Français, nous partageons avec lui notre repas et lui donnons des cadeaux pour ses enfants. Des jeunes filles qui rentrent des champs s’arrêtent et nous réclament des cadeaux, nous refusons. Aux environs de 15h nous sommes à Hombori, pendant que nous savourons une bière bien fraîche, un guide nous propose d’aller faire la visite du village, nous voilà partis pour 2h de balade à travers des ruelles, avec comme toujours une ribambelle de mômes… Nous passons la nuit à l’hôtel Mangou Bagni.

   

Commentaires de Ténor

Au Mali je suis une star, tout le monde veux me voir et me toucher. Chaque fois que je descends du 4x4 ils veulent être pris en photo avec moi. Pendant la visite du village, je n’ai pas beaucoup marché car le guide m’a porté pour que je ne salisse pas mes pattes. Ca m’a bien reposé!!

 

Vendredi 11/12/09

 

 Sévaré:

 

Nous ne sommes pas très loin de Tombouctou  mais nous n’avons pas assez de temps pour faire le parcours, nous décidons de faire demi-tour, nous y viendrons l’année prochaine. Cette route est vraiment éprouvante avec ses énormes trous, il est 9h30 et la température est de 30°; nous rencontrons d’énormes troupeaux de bovins qui viennent s’abreuver dans les mares. L’hôtel de cette nuit était correct  avec un excellent petit déjeuner. Nous sommes sur la route du retour, tout va bien, nous n’avons jusqu’à maintenant jamais eu de problèmes. Nous sommes désolés mais où nous étions il nous était impossible de donner des nouvelles  (pas de cyber).

Pour les photos il faudra attendre  notre retour, arrivée à Marrakech Geneviève les mettra sur le blog. Mon cher Paul le auvent que tu nous as installé fonctionne à merveille, nous verrons pour une petite modification pour le prochain voyage. Ce soir pour la troisième fois nous irons au camp de jeunesse pour passer la nuit. Nous signalons que la route qui part de Sévaré en direction de Gao s’améliore , de gros travaux de remise à niveau sont entrepris sur 50kms.

 

 

Commentaires de Ténor 

Hier soir à l’hôtel j’ai voulu faire un peu la police… ce qui n’a pas plus à ma maîtresse, alors j’ai fini attaché au pied de sa chaise pendant le dîner. Ce soir je suis bien fatigué, j’ai fait toute une journée de 4x4.

 

Samedi 12/12/09

 

Markala:

 

Départ de notre campement préféré « camp de jeunesse » à 8h30, nous sommes sur le chemin du retour, température 20°. Ce matin au petit déj. nous avons fini les délicieuses confitures de Roselyne. Entre Mopti et Ségou, nous traversons des forêts de karité, autrefois le beurre de karité était incorporé dans la fabrication des briques en banco pour les rendre étanches. Aujourd’hui, c’est jour de marché dans le village de Téné, avec des marchands en tous genres : fripes, noix de cola, ferrailles, légumes, poulets, ça grouille de partout, difficile de se frayer un chemin. Sur la route, des charrettes arrivent chargées de femmes et d’enfants pour faire des achats et sûrement aussi du troc. Ambiance très colorée, mais nous ne nous sommes pas arrêtés à cause de Ténor qui se serait fait piétiner dans cette foule. Un charmant commerçant à qui nous avons acheté de l’eau nous a expliqué que les œufs que nous achetons cuits, sont des œufs de pintades. Cette après-midi la température est de 34°, nous pensons bien à vous tous, famille et amis qui avez mis les chaussettes, le col roulé et mangez la soupe au coin du feu… Si Sylvie et toutes les copines qui sont pour la protection des animaux voyaient dans quelles conditions sont transportés les chèvres et les moutons sur les galeries des minis bus, elles en seraient malades… Geneviève a du mal à supporter ce genre de spectacle. Nous faisons halte à Markala pour la nuit, mais pas d’hôtel!!! nous trouvons un campement militaire qui nous autorise à nous installer dans le parc moyennant 4000 CFA « un peu cher !».

Nous allons au bar pour prendre une boisson fraîche et nous relaxer dans les fauteuils du jardin…le barman nous installe la télévision et met un film sur la guerre du Vietnam… dans un camp militaire, ça va de soi!!

 

 

Commentaires de Ténor 

Encore une fois j’ai été la vedette: peut être qu’un jour je ferai du cinéma...J’ai été filmé par un type qui vendait du gasoil dans des bouteilles de pastis… pas mal non!!!

 

  

 

 

Markala

Markala est située à 40km de Ségou c’est une petite ville construite en banco, entre Ségou et Markala on traverse des forêts de manguiers et de palmiers rôniers dont les fruits sont comestibles; avec la sève on fait du vin de palme considéré comme stimulant, entrant dans beaucoup de préparations aphrodisiaques. Il est aussi utilisé pour ses qualités nutritives. Les jeunes plants sont cuisinés comme légumes: grillés ou pilés. Les fruits sont consommés crus ou cuits, verts ou mûrs. On prépare également une gelée avec les graines. Le palmier rônier est une espèce très résistante aux feux de brousse. On trouve également des caroubiers, c’est en 1980 que

Lionel Le Darzic « ingénieur français de l’Office du Niger » réussi cette expérience unique: l’implantation du caroubier. Cet arbre résiste très bien à la sécheresse grâce à ses racines profondes. Dans le passé le fruit du caroubier  « le caroube » a sauvé de la famine des populations d’Afrique du Nord et bien d’autres. La poudre de caroube est un excellent médicament contre la diarrhée infantile. L’Office du Niger a construit un barrage sur le Niger en 1947, d’une longueur de 2600m « il est formellement interdit de prendre des photos… les militaires surveillent!!! » ce barrage a permis l’irrigation de milliers d’hectares où sont implantés des rizières.

 

MARKALA:Bivouac dans un camp militaire.

Dimanche 13/12/09

 

De Markala vers Bamako:

 

Ce matin nous faisons une balade autour de Markala sur le pont-barrage et les digues alentour où les femmes font sécher les poissons. En remontant sur Niono beaucoup de cultures de riz et de canne à sucre, on trouve également des plantations de manguiers et de palmiers rôniers. Il est 16h, nous venons de traverser Bamako et partons en direction de Diéma, nous avons parcouru 350 kms. Arrêt à 17h30 pour le bivouac non loin d’un village, l’endroit est propre et agréable; au bout de 10mn les enfants qui gardent les troupeaux nous ont vite repérés et viennent nous rendre visite.

Geneviève distribue des gâteaux… ils partent à la nuit…

 

 

Commentaires de Ténor  

Ce matin en me promenant il y avait beaucoup de poissons qui séchaient au soleil… et comme j’aime bien çà, je me suis permis d’en voler quelques uns…

Comme d’habitude, je me suis fais disputer et ma maîtresse me les a vite enlevés de la gueule… décidément, je ne peux jamais faire ce que je veux!!!

    

Lundi 14/12/09

 

 Aïoun El Atrouze:

 

Lever 6h30, à peine le temps de sauter dans le pantalon que déjà ils sont là pour voir comment fonctionnent ces toubabs, impossible de pouvoir faire sa toilette… donc nous verrons ça plus tard!! Nous avions vraiment l’impression d’être le cirque Zavata avec nos admirateurs!! Ils sont partis lorsque JP à mis le 4x4 en route et gentiment ils nous ont souhaité bon voyage… Nous roulons vers la frontière Mauritanienne, la région que nous traversons est très marquée par la déforestation, les habitants coupent les arbres et vendent le bois sur le bord des routes, ils font également beaucoup de charbon de bois, bien sûr tout est une source de revenus et le seul moyen pour faire cuire les aliments. Au nord du Mali on trouve des petits arbres aux pieds trapus avec des petites branches couvertes de fleurs roses, ce sont des roses du désert" Adenium obesum" nous avions trouvé la même espèce au Yémen. Ils ressemblent d’avantage à des plantes grasses qu’à des arbres. Nous mettrons leur photo et leur orthographe exacte plus tard.     Nous venons de rentrer en Mauritanie, passage des frontières sans problème!! Arrivée à Aïoun El Atrouze à 15h ,nous trouvons un bivouac dans un très beau site recommandé par le guide du routard. Coucher 19h30.

 

 

Commentaires de Ténor  

Pendant mon séjour au Mali j’ai toujours entendu la même question:

« C’est quoi çà? » en parlant de moi… il y en a qui ont dit que j’étais un lapin… je n’en ai jamais vu, je ne peux pas savoir si je leur ressemble!! 

 

Mardi 15/12/09

 

 Tintane:

 

Nous avons passé une bonne nuit dans ce cadre aux paysages de western, dommage que cet endroit soit défiguré par des déchets de plastiques. A Tintane nous achetons de la viande pour le repas de midi. En traversant le village J P repère un endroit où on recharge les bouteilles de gaz, nous en profitons pour recharger la nôtre, le vendeur nous précise qu’il est là tous les jours, alors nous rentrons le point GPS pour l’année prochaine. Bivouac dans les dunes avec les nomades.

 

 

Commentaires de Ténor  

Le bivouac de la nuit dernière n’était pas fait pour moi, je me suis mis des cramcrams dans les pattes, il a fallu encore me débarrasser de ces saletés, ça m’a mis de mauvaise humeur et j’ai fini la soirée attaché.

Toute la journée d’aujourd’hui j’ai combattu les cramcrams qui n’ont pas arrêté d’agresser mes pattes… ce soir je suis crevé!!    

   

 

Mercredi 16/12/09

 

 Aleg:

 

Ce matin avant de partir nous sommes allés rendre visite aux nomades pour leur porter des cadeaux afin de les remercier pour leur extrême gentillesse et leur discrétion. Cela restera un moment d’exception… la famille est composée des parents, d’un garçon, de trois filles et de la grand-mère. Dommage que ces nomades ne parlent que leur dialecte. A Aleg, arrêt dans une gargote pour manger de la chèvre grillée. Bien pour le folklore, mais pas pour le porte monnaie, un peu cher!

Nuit à Nouakchott chez Olivia.

 

Commentaires de Ténor  

Je serais bien resté avec les nomades… il y avait des petites chèvres pas plus grandes que moi avec qui j’aurais pu gambader…

Formidable le repas de midi, j’ai mangé de la biquette grillée!!

    

 

Jeudi 17/12/09

 

Nouakchott:

 

Cette nuit nous avons eu beaucoup de moustiques, la nuit n’a pas été zen…après la mise à jour du blog nous sommes allés faire un tour au port de pêche, l’océan était démonté avec d’énormes vagues, c’était fascinant… beaucoup de monde et une grande variété de poissons, nous avons acheté 1kl de soles pour deux €uros. Bivouac à Tiwilit petit village de pêcheurs, pas de problème nous étions sous la protection des militaires… ici on pêche le poulpe et le calamar. Rencontre avec un ancien guide reconverti en mareyeur qui parlait correctement le Français, il nous a appris beaucoup de choses sur la pêche aux poulpes. Pour le dîner: friture de soles, clémentines et coucher à 9h.

 

Commentaires de Ténor

Cette journée a été pour moi formidable… j’ai fait une grande balade sur la plage et ça m’a fait beaucoup de bien!!!

 

 

 

Vendredi 18/12/09

 

TIWILIT:

 

Après un bon petit déjeuner et rangement de notre campement, nous sommes allés faire un tour sur la plage pour ramasser des coquillages. Le petit Ténor s’est bien défoulé… arrivée d’un couple d’Italien en camping car, ils viennent nous demander si l’endroit est à risque… nous leur conseillons de passer la nuit ici plutôt qu’ailleurs car ici on est en sécurité avec les militaires. Jean-Pierre a programmé d’aller faire un tour dans le banc d’Arguin; nous voila partis par une piste de tôle ondulée puis très sablonneuse, où au bout de 30kms 1er plantage… nous nous sortons vite de ce mauvais endroit… 50m plus loin 2ème plantage… nous ressortons plaques et pelles quand un camion arrive vers nous et s’arrête… il vient de livrer de l’eau à Nouamgar . Les trois occupants nous donnent un coup de main, le chauffeur se met au volant du 4x4 et en deux temps trois mouvements nous voilà sortis de ce mauvais pas… Arrivée à Nouamgar à15h30, nous mangeons un sandwich et partons faire un tour sur la plage. Nous sommes très déçus par cette endroit, rien à voir de particulier à part beaucoup d’oiseaux. Nous avons payé les droits d’entrée au parc: 1200um (3€25)  par personne et par jour. Au campement personne pour nous réceptionner, pas d’eau, pas de toilettes, heureusement que nous sommes autonomes. Nous prenons notre dîner: à 8h arrive un 4x4 avec trois personnes (2 hommes et 1 femme), ils nous réclament 2000um (5€40) pour l'emplacement;  J-P refuse, trop cher pour pas de services rendus… après une discussion plutôt houleuse, nous finissons par payer pour avoir la paix… mais avec regret !!

 

Commentaires de Ténor

  Ah!!! Que j’ai apprécié cette balade sur la plage… il y avait plein de poissons et coquillages «camembert sénégalais» qui avaient des odeurs très fortes, j’en ai profité pour  me parfumer, mes maîtres n’ont pas apprécié, car il paraît que je sentais mauvais et que je les ai empestés toute la soirée…

 

Samedi 19/12/09

 

Nouamgar:

 

Nous partons à 8h30 du campement et décidons de revenir par la même piste que la veille. La première partie se passe bien, mais en contournant des dunes,  J-P se trompe de piste et malgré le GPS nous avons un peu jardiné. Nous croisons un 4x4 de mauritaniens et décidons de prendre leurs traces en sens inverse, tout en hors piste. Grand bien nous a pris, car c’est moins cassant et beaucoup plus agréable. En fin de compte nous sommes sortis à 6kms de notre point d’entrée. Pause déjeuner à la gare du nord et plein de gasoil, direction Nouadhibou. Arrivée chez ALi le campement "la Baie du Lévrier" à 16h30, il y a déjà des bourlingueurs d’arrivés, deux couples de vendéens de la Tranche sur mer et un couple de l’Ile de Ré. Ils sont super-équipés, un des couples parcourt l’Afrique depuis 30 ans. Nous passons la soirée ensemble, ils fêtent les 62ans de l’ancien des bourlingueurs. Ils nous ont transmis beaucoup d’informations pour nos futurs voyages.

 

Commentaires de Ténor

J’ai passé ma journée à être brassé dans tous les sens… j’en avais vraiment marre de leurs pistes de sable… enfin arrivé au campement j’ai pu me dégourdir les papattes…

 

Dimanche 20/12/09

 

Nouadhibou:

 

Ce matin nous avons souhaité un bon voyage aux bourlingueurs qui partent pour le Burkina, le Bénin et le Ghana, ils comptent revenir aux environs du 15 Mars.

Séance photos souvenirs et nous nous reverrons en 2010. Nous avons occupé notre après-midi à la redécouverte du cap Blanc (déjà fait en 2008) nous avons eu la chance de voir un phoque-moine qui a surfé sur les vagues à la recherche de sa nourriture. Un super moment !! Découverte de la baie de Cansado avec toutes ses épaves de chalutiers. Retour chez Ali à 18h où nous rencontrons deux couples de Lyonnais avec deux petites filles, 4ans et 14mois. La discussion s’engage au sujet des Italiens qui ont été enlevés par des Mauritaniens au sud du pays, juste avant la frontière du Mali;  nous sommes passés à cet endroit deux jours plutôt !! les informations sont très confuses. Ce sont des gens qui eux aussi ont beaucoup voyagé et comme ils sont très férus d'informatique,  ils nous proposent de nous transmettre toutes leurs données (cartes et points GPS) sur ma clef USB: la Mauritanie, le Mali, le Maroc et le Burkina, à nous de savoir bien les exploiter!! Echange d’adresses mail pour éventuellement plus d’informations, ils seront de retour fin Janvier.

 

Commentaires de Ténor

Formidable ces journées où je galope dans le sable… surtout quand je trouve des poissons qui ont déjà  fermenté, ça me permet de bien me parfumer, mais à chaque fois je me prends une bonne engueulade… quand je suis revenu au campement il y avait une copine qui venait d’arriver, elle était bien poilue comme moi, mais un peu vieille:12ans, je lui ai fais la cour mais ça n’a pas marché. C’était une bourlingueuse elle a fait l’Iran, la Libye, l’Algérie et l’Afrique: elle a pas mal d’avance sur moi!!!

 

 

 

Lundi 21/12/09

 

Gerguéra frontière Mauritanienne:

 

Cette nuit nous avons eu beaucoup d’humidité et il a fait plus frais, nous partons à 8h30 pour le passage de la frontière avec un brouillard très épais. A l’entrée de la frontière Mauritanienne nous trouvons un groupe de jeunes "babacools" avec des rastas qui sont bloqués là depuis presque une semaine car ils n’ont pas de visas «ils n’étaient pas au courant de la nouvelle loi pour les visas». Un des leurs est parti à Rabat pour les faire établir (3000kms aller retour) ils couchent sous une bâche, ils n’ont pas de fric et demandent de la nourriture aux touristes qui passent, ils jouent de la guitare pour passer le temps, ce sont de doux rêveurs!!!  Nous passons la frontière du Maroc à 11h, plus rapide que l’année passée, mais nous avons eu droit à la fouille de la voiture et le chien pour la drogue, il faut dire qu’avec tout ce qui se passe en ce moment, il est normal que ce soit plus strict. La température est de 25°, ça change du Mali. Avant d’arriver à Dakhla nous descendons la piste de Porto Rico;  nous y rencontrons un pêcheur et sa femme, ils sont d’Agadir, nous bavardons un moment, ils nous disent qu’ils aimeraient bien partir avec nous l’année prochaine, ils ont un 4x4. Nous prenons leurs coordonnées, car pourquoi ne pas faire un bout de route avec eux. Inch Allah !!

Il fait nuit quand nous arrivons au camping de Boujdour avec un léger crachin et du vent.

 

Commentaires de Ténor

Je me suis tapé une journée de 4x4 (600kms), bien installé sur les matelas… mais je suis quand même bien fatigué!!!

Mardi 22/12/09

 

Abahynou:

 

Aujourd’hui encore une étape de liaison à faire; départ 8h15 température 20°. Nous venons d’être rappelés à la réalité par un contrôle radar dans un endroit désertique, ici ils deviennent aussi vicieux que chez nous!! La pause déjeuner en bordure de mer a été très ventée, un sahraoui qui gardait son troupeau avec un vieux land Rover est venu bavarder un moment, il nous a expliqué que son frère était conducteur de trains à Paris «Paris, un grand village». Lors d’un arrêt photos nous faisons la connaissance de Ali un pêcheur avec qui nous avons pris rendez-vous pour l’année prochaine afin de boire le thé avec lui dans sa cabane, nous avons enregistré le point GPS pour ne pas le rater… Nous arrivons à la nuit au camping d’Abahynou, il y a déjà du monde mais nous trouvons une place dans le fond de la cour à coté d’un camion aménagé, nous faisons connaissance des propriétaires, là encore ce sont de grands voyageurs et ils sont super sympas, leur périple se terminera début Février et ils passerons nous voir au Riad à leur retour d’Afrique. Dans ce camping l’emplacement à la nuitée est de 40dh (à peine 4€).

 

Commentaires de Ténor

J’ai failli être mutilé!!! Mon maître m’a arraché les poils d’une oreille en fermant sa glace… j’ai eu drôlement la trouille!!!

Mercredi 23 /12/09

 

Marrakech:

 

Après avoir pas mal bavardé avec nos voisins bourlingueurs, nous partons à 9h30 pour Marrakech, le temps est gris et la température est de 18°. Beaucoup de pluie sur Agadir, l’eau est sur les terres et de nombreux ponts ont été submergés et endommagés. Pour le déjeuner nous nous arrêtons dans la cafet Oasis : café à la station Afriquia sur la route de Taroudannt, très bonne prestation, copieux et à prix raisonnable. Pour éviter la circulation à touche-touche et les camions, nous rentrons par le col du Tizi n Test, la température en haut du col est de 9°, beaucoup d’éboulis et de grosses pierres sont sur la route, nous arrivons à Marrakech à la nuit avec la pluie.

 

Commentaires de Ténor  

Ce matin ils ont eu la bonne idée de prendre une petite route de montagne… il parait que c’était beau !! Mais quant à moi ça ma fichu le tournis… Je me suis requinqué à la pause déjeuner en finissant l’assiette de viande de ma maîtresse… miam-miam c’était super bon!!

Jeudi 24/12/09

 

Marrakech:

 

Voilà,  l’aventure est terminée! Nous sommes ravis de cette nouvelle formule de voyage parfaitement bien adaptée, autonome et conforme à notre mode de découverte des pays et de leurs habitants. Nous ferons quelques modifications dans l'aménagement du véhicule  pour plus de confort et d’intimité lors du futur voyage. Tout au long de ce périple,  nous avons vu de magnifiques paysages et rencontré des gens formidables. En allant à la découverte des autres on devient plus tolérant.

 

Commentaire de Ténor

 

J’ai parcouru 10.500 kms, traversé le Maroc, la Mauritanie, le Mali, attrapé des cramscrams plein les pattes, me suis fait tiré les poils, tripoté par beaucoup d’enfants;  on m’a regardé avec de grands yeux , ils avaient peur de moi, comme si j’arrivais d’une autre planète. Parfois,  j’ai eu la trouille avec tous ces gens qui m'entouraient,  mais je savais que ma maîtresse avait toujours un œil qui me surveillait. Maintenant, je vais prendre un peu de repos avant qu’ils ne m’emmènent à nouveau bourlinguer sur les pistes du Maroc.

Je vous dis à l’année prochaine pour de nouvelles aventures.